Grégoire Fabvre Pédagogie

PEDAGOGIE

Je m’investi depuis plusieurs années dans l’éducation à l’image en participant au dispositif "Collège au cinéma" et en animant auprès d’enfants et d’adolescents des ateliers pratiques de réalisation d’œuvres audiovisuelles de fiction. Dans ces différentes actions pédagogiques je retrouve le même souci de transmission qui accompagne ma démarche de cinéaste documentaire.

COLLEGE AU CINEMA

J’ai rejoint en 2013 le dispositif Collège au cinéma dans le département de l’Hérault. Dans le cadre des rencontres avec un professionnel, j’interviens dans les collèges en tant que réalisateur dans des classes de 6ème à 3ème en animant un atelier consacré au cinéma documentaire.

Durant mes interventions, je m’adresse aux élèves comme à de possibles «  futurs réalisateurs » et les place, lors de différents « exercices » pratiques, « comme en situation de tournage ». Ils expérimentent le fait de tenir une caméra, de mener une interview, ...

A partir des consignes initiales, ils se confrontent au caractère subjectif et à la dimension d’engagement physique que représente la réalisation d’un film ainsi, parfois, qu’à la nécessité d’improviser tant le réel résiste aux intentions du cinéaste.

En m’appuyant sur ces mises en situation pratiques, j’aborde avec eux, le plus simplement possible, quelques aspects fondamentaux de la représentation audiovisuelle : l’idée que, caméra en main, on ne peut pas tout voir, tout montrer ; qu’il y a dans tout documentaire un aspect fictionnel et dans toute fiction une part de documentaire, qu’à l’écran le « vrai » n’existe pas vraiment puisque tout film est une recomposition du réel.

Au final, en leur transmettant ma passion, j’espère les amener à observer différemment le monde qui les entoure et, suite à cette courte intervention, leur permettre d’avoir un regard plus critique et distancié sur le monde de l’image dans lequel ils sont quotidiennement immergés.

 

"Cuatro filmes "


Ces 4 courts métrages ont été réalisés par les élèves d’une classe de 3ème du collège Frédéric Bazille de Castelnau-le-lez (34). L’atelier, d’une durée de 30 heures, a été organisé par Mme Delphine Cogoluegnes, professeur d’espagnol, avec le soutien du Conseil Général de l’Hérault. Pour seule consigne, le film devait être entièrement tourné en langue espagnole. Le montage final fut effectué par mes soins.

"Le journal du Mazet"

Ce film résulte d’un atelier mené en 6 heures de temps au « centre aéré » de St Mathieu-de-Tréviers (34) auprès d’enfants âgés de 6 à 10 ans. Il a nécessité de ma part un travail de montage et d’effets spéciaux postérieur.

ATELIERS PRATIQUES

Depuis quelques années, j’ai multiplié les expériences pédagogiques auprès d’enfants et d’adolescents en menant différents ateliers pratiques ayant pour objectif de faire réaliser aux jeunes participants une œuvre audiovisuelle collective aboutie.

Dans la durée, ces ateliers permettent de suivre l’ensemble du processus de création d’un film : du germe des premières idées, et de l’écriture d’un scénario, au jeu des acteurs et à la prise de vue. Le montage et la post production m’étant, par commodité, réservés.

Mon rôle consiste à organiser le travail, à leur transmettre certains outils théoriques et surtout pratiques, à les accompagner plutôt qu’à les diriger de manière omniprésente pour qu’ils réalisent véritablement leur film.

Bien que l’essentiel de mes réalisations personnelles soient des longs métrages documentaires, ces ateliers sont consacrés à l’élaboration de courtes fictions. La fiction me semble en effet mieux correspondre aux aspirations de leurs âges car elle leur permet d’apprendre par le « jeu » et de développer leur imaginaire.

Lors de mes précédents ateliers, plutôt que de réunir tous les élèves autour d’un unique projet de moyen ou long métrage, j’ai préféré qu’ils réalisent, en petits groupes, plusieurs courts-métrages. Cela me permet d’organiser le travail plus simplement et plus efficacement.

Mais surtout, dans la tradition des « Monstres » de Dino Risi, le dispositif de « films à sketches » offre la possibilité d’une plus grande liberté narrative et d’un résultat final plus dynamique et original.

Pour consigne, j’invite chaque groupe à revisiter un genre cinématographique : science fiction, western, comédie, romance, ... Ainsi, dans la diversité des histoires racontées, dans le plaisir à se surprendre les uns les autres, chacun trouvera au final une véritable satisfaction de créateur.

 Dans la réalisation de films de fiction avec des enfants et adolescents, l’utilisation du fond vert, me plait tout particulièrement.

S’il nécessite de ma part une organisation pratique supplémentaire au tournage et surtout, un long travail de post-production auquel les élèves, hélas, ne peuvent participer, ce dispositif ouvre à une très grande liberté narrative et invite aux expérimentations formelles. Il permet de créer visuellement des univers imaginaires quasiment sans limites échappant aux contraintes spatiales, par exemple, d’une salle de classe.