KINO-Balhopox

KINO-balhopox est un projet artistique collectif inspiré par le jeu surréaliste bien connu du « cadavre exquis ».

Comme son nom l’indique, cette création collective a pour finalité un film d’une durée de 20 à 30 minutes.

Ce film ne sera pas composé de plans de caméra mais, à la manière de « La Jetée » de Chris marker, constitué de photographies, de sons, de voix enregistrées.

Le jeu commencera le dimanche 1er janvier et finira le dimanche 30 juillet 2017. Il impliquera de 25 à 30 artistes du réseau KANIBAL’HOPOX.

Durant cette période de sept mois, chaque participant disposera d’une semaine (déterminée par un tirage au sort préalable) pour réaliser sa part du travail, soit :

2 photographies

1 ambiance sonore de 2 minutes

1 « voix off » d’1 minute

Bien que ce projet adopte une forme audiovisuelle, il n’est pas réservé aux cinéastes. Il s’adresse aux artistes du réseau KANIBAL’HOPOX intéressés, au moins pour cette occasion, par la création photographique et sonore.

LE JEU

 

Comme dans un « cadavre exquis » l’aspect chronologique du jeu est fondamental.

En décembre, Dropp effectuera un tirage au sort afin de déterminer l’ordre de passage des participants et, avec leur accord, les inscrira dans le calendrier du jeu.

Entre le 1er janvier et le dimanche 30 juillet 2017, chaque participant disposera d’une semaine pour réaliser sa part de création.

De dimanche en dimanche, les participants se succèderont, se relaieront en développant le travail du précédent, en continuant l’histoire collective.

Les échanges entre les différents participants et avec la structure Dropp se fera par envoi d’email.

calendar2017

La voix-off est véritablement la clef de voute de KINO-Balhopox.

Lors du montage, la voix-off de Mr.Vert sera positionnée sur la seconde photographie (M2) de Mme Marron ainsi que sur sa première photographie (V1). Mais pas sur sa seconde !

Lors de sa semaine de travail, Mr.Vert conçoit donc sa voix-off directement en réaction avec la photo (M2) de Mme Marron. Il s’inspire de cette image pour raconter sa propre histoire, par le son, qu’il prolonge ensuite sur sa propre photographie (V1).

 
Ce schéma illustre le déroulement du jeu du point de vue du participant fictif Mr.Vert.

Mr. Vert reçoit le dimanche 12 février de la participante qui le précède, Mme Marron, un email contenant  1 photo (M2) et une ambiance sonore de 2 minutes.

Cet email donne le point de départ à sa semaine de travail.

Mr. Vert n’utilise pas directement la photographie et l’ambiance sonore de Mme Marron dans son propre travail. Il s’en inspire. Il interprète cette matière audio-visuelle, puis interagit avec en produisant à son tour : 2 photos (V1, V2), 1 ambiance sonore de 2 minutes et une voix off d’1 minute.

Le dimanche suivant Mr. Vert envoie l’ensemble de sa création à Dropp ET, à Mr. Bleu, seulement sa seconde photo (V2) et son ambiance sonore.

L’association Dropp collectera ainsi, semaine après semaine, les travaux de chacun qu’elle placera au fur et à mesure, bout à bout, dans la timeline du film.

INTERACTION

Comme dans un « cadavre exquis », chacun des participants ignore tout de l’ensemble des travaux produits. Il ne connaît que la photographie et l’ambiance sonore reçues du participant précédent.

En prolongeant ou en rompant formellement avec les éléments qui lui ont été fournis, chaque artiste fait évoluer l’histoire  en cours vers puis passe le relais.

Outre son aspect amusant, l’intérêt de ce système est qu’il permet une grande liberté artistique et qu’il garanti le caractère expérimental du film final.

Mais cette interaction entre les différents participants ne se limite pas au simple aspect chronologique du jeu, elle naitra aussi de l’agencement et du chevauchement de leurs créations visuelles et sonores dans le montage final du film.

LE FILM

 

La matière photographique et sonore crée par chaque participant lors de sa semaine est destinée au montage final du film, ce qu’on appelle la timeline.

Le schéma ci-dessous permet d’avoir une vision claire du résultat final et, ainsi, de mieux comprendre les consignes importantes et subtiles qu’il faudra respecter lors du processus de création individuel.

illustration-timeline

 

SEQUENCES

Dans la timeline, les photographies se succèdent dans l’ordre établi par les participants lors de leurs conceptions.    … >M1>M2 >V1>V2>B1>B2> … etc…

La voix-off de Mr.Vert se positionne sur la seconde photographie de Mme Marron ainsi que sur sa première photographie (M2 +V1) mais pas sur sa seconde !
Vous l’aurez compris, car elle est mise à disposition du participant suivant, Mr. Bleu. Cette voix off comporte donc deux phases : la première accompagnant M2, la seconde accompagnant V1.

L’ambiance sonore s’étend de la seconde image de Mme Marron jusqu’à la seconde image de Mr Vert (M2 > V2),

Tous ces éléments audio-visuels constituent la séquence de Mr. Vert.

La seconde photographie de chaque participant fait partie tout autant de sa séquence que de celle de l’artiste qui lui succède. Elle sert de pivot entre les séquences.

Les deux minutes d’ambiances sonores permettent quand à elles une transition fluide entre les différentes séquences : grâce aux chevauchements (fondus sonores) visibles sur le schéma.

LA QUESTION DU TEMPS

 

 

attention   Attention, ceci est très important !

En concevant sa voix-off, Mr. Vert détermine également la durée d’affichage à l’écran des deux images auxquelles elle est destinée : la photographie reçue par email (M2) et sa première photographie personnelle (V1).

(La durée à l’écran de sa seconde image (V2) étant décidé par le participant suivant, Mr. Bleu).

Bien que limité à 1 minute, la temporalité dans laquelle s’inscrit l’ensemble de ces éléments (voix-off + images associées, ici M2 + V1), est parfaitement flexible.

En correspondance avec le contenu de sa voix-off, Mr. Vert a décidé d’afficher la seconde image de Mme Marron (M2) 20 secondes à l’écran et sa première image (V1) 40 secondes. Mais il aurait put en être autrement.

Puisqu’elle est destinée à deux photographies distinctes, cette voix-off comporte donc deux phases dont on peut moduler la durée pour créer une dynamique rythmique personnelle au sein de sa séquence.

Par exemple :                  Phase 1 / Phase 2
                                              30 sec. / 30 sec.
                                              10 sec. / 15 sec.
                                                5 sec. / 55 sec.   Etc…

 


TRAVAIL PERSONNEL

 

Le contenu des créations photographiques et sonores est totalement libre : abstrait, figuratif, minimaliste, dédié à la fiction ou au documentaire, poétique, politique… aucune thématique ou forme artistique n’est imposée.

Les participants devront seulement s’inscrire dans le cadre présenté dans les pages précédentes et respecter les contraintes pratiques suivantes :

  1. PHOTOS

Les 2 photographies devront être réalisées par le participant lui même. Elles ne peuvent être récupérées d’Internet ou d’ailleurs. Elles pourront être faite spécialement pour l’occasion ou issues d’archives personnelles (anciens travaux photographiques, photos de vacances...).

Les supports argentiques et numériques, couleur et noir et blanc, sont acceptés.

La qualité des photographies devra être de bonne résolution, le moins compressé possible, respectant les dimensions du fichier originel envoyé par Dropp au premier participant.

Dans le cas d’un travail argentique, les tirages papiers devront être scannés, numérisés, éventuellement recadrées sur ordinateur avant d’être envoyé par email.

 

  1. VOIX-OFF

Par voix-off il faut comprendre= 1 minute d’enregistrement vocal.

Comme pour les photos, elles devront être enregistrées par le participant lui même, mais pas nécessairement sa propre voix. Par exemple, dans une optique documentaire, un participant peut tout à fait réaliser l’interview d’une tierce personne.

De même, cette voix off ne se limite pas à un unique orateur, il peut s’agir d’une polyphonie ou dialogue entre 2 personnes par exemple.

Le contenu du texte enregistré peut avoir été pré écrit de manière littéraire ou être improvisé librement lors de l’enregistrement.

Dans cette minute de temps imparti, chaque participant devra considérer le silence, le rythme, l’intonation comme des éléments importants de sa voix-off. Tout autant que le contenu narratif ils font parti des choix artistiques de chacun. Sans contrainte.

Par exemple, une suite « aérée » de mots incohérents sera tout aussi valable qu’un texte dense parfaitement rédigé.

Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, cette voix-off devra être conçu pour correspondre spécifiquement ou simultanément aux deux photos auxquelles elle est destinée au montage.

Les participants peuvent réaliser soit deux enregistrements séparés, soit indiquer simplement à quel instant de la voix-off la deuxième photographie devra apparaître à l’écran en transmettant à Dropp, lors de l’email de retour, le timecode exact de séparation des deux phases.

Enfin, le dernier point très important : les voix devront être enregistrées dans la langue maternelle du participant.

 

  1. AMBIANCE SONORE

Destinée à couvrir entièrement l’ensemble des séquences de chaque participant, l’ambiance sonore devra être un son uni d’une durée de 2 minutes pleines.

Elle pourra être enregistrée manuellement, pour l’occasion, par le participant, mais aussi (contrairement aux photos et voix-off) être issue de supports préexistants : recopiée d’internet par exemple.

Cette bande son pourra être simple, basique, minimaliste ou, pour quelqu’un voulant expérimenter plus en profondeur le travail sonore, être plus élaborée : une véritable composition sonore de 2 minutes.

La musique préenregistrée n’est pas interdite… mais pas encouragée outre mesure.

 

OUTILS DE TRAVAIL / SUPPORT TECHNIQUE

 

Nous avons conçu KINO-balhopox afin que des artistes n’ayant pas, à priori, de compétences particulières en matière de photographie ou d’enregistrement sonore puissent néanmoins s’exprimer au sein de ce projet audio-visuel.

De même, si la qualité technique du film devra être la meilleure possible, nous ne souhaitons pas limiter la participation aux seuls cinéastes et photographes disposant de matériel professionnel.

Pour cela, les enregistrements sonores, pourront être effectué tout autant avec du matériel broadcast professionnel, qu’avec les moyens plus rudimentaires à disposition de chacun. Par exemple, un dictaphone pour enregistrer sa voix-off.

L’intérêt des photographies qui composeront le film ne sera pas basée sur la qualité de l’appareil photo utilisé mais sur l’originalité des histoires personnelles qu’elles racontent en s’inscrivant au sein du processus collectif et chronologique du jeu.

Le film final, constitué d’enregistrements vocaux en allemand, catalan, espagnol, français, lituanien, portugais… sera dans un premier temps sous-titré en anglais.

Pour cela, les participants devront fournir à Dropp, dans les semaines qui suivent leur réalisation personnelle, une traduction écrite, en anglais, des textes enregistrés oralement.

Par la suite, si elles le souhaitent, chaque structure de KANIBAL'HOPOX pourra, en collaborant avec Dropp, obtenir une version sous-titrée dans sa langue.

Le montage final du film - l’agencement des images et des sons, l’assemblage des différentes séquences, l’ajout de la traduction puis l’export final - sera entièrement réalisé par Dropp.

Les participants n’ont qu’à se concentrer, lors de leur semaine de travail, sur leur propre création, en respectant, bien entendu, les différentes consignes.

Lors de leur semaine de travail, Dropp sera à la disposition des participants, s’ils rencontrent des difficultés techniques : avec la prise de vue, la prise de son, sur des questions de formats, lors d’éventuels problèmes de conversion photo et audio, lors de l’envoi par email...

 

Pour toute question : contact Dropp : assodropp@laposte.net